Bilan de la saison 2016 – Qualité des eaux de Baignade du département de Haute-Savoie.

Le service Environnement Santé de l’Agence Régionale de Santé (ARS) Auvergne Rhône-Alpes organise le contrôle sanitaire réglementaire de la qualité des eaux de baignade.

Ce contrôle porte sur les conditions générales d’hygiène des sites, les mesures in situ et les prélèvements bimensuels à des fins d’analyses bactériologiques.

Sur la base des résultats analytiques, un classement européen est attribué à chacun des 51 sites de baignade du département.

La délégation de Haute-Savoie, réalise chaque année le bilan de la saison balnéaire précédente.Baignades_Bilan 2016_DD74 (3)

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 Environnementroselière

Les Roselières lacustres

Les rives chensinoises, à l’ouest de la pointe de Tougues, dévoilent un patrimoine naturel exceptionnel sous la forme de roselières lacustres. Celles-ci constituent un atout considérable pour la biodiversité des rives du Léman et font opportunément l’objet d’un projet de revitalisation, porté par le SYMASOL (syndicat mixte des affluents du sud-ouest lémanique).

Celui-ci est né de l’autre côté de la frontière, plus précisément de l’obligation pour le canton de Genève de compenser l’impact environnemental du projet de création de la nouvelle plage publique des Eaux Vives qui nécessitera d’importants remblais sur le lac.

Un site à préserver : Entre l’embouchure de l’Hermance et Tougues, les roselières lacustres sont également dites « de Saint-Joseph », en lien avec le lieu-dit de la commune. Les pieds dans l’eau, le site est l’un des derniers de ce type existant sur les rives françaises du lac Léman. Si son état de conservation est aujourd’hui jugé satisfaisant, il est toutefois nécessaire d’engager des travaux de protection et de diversification des milieux littoraux afin préserver les écosystèmes abrités par les roselières. Celles-ci hébergent en effet des oiseaux nicheurs comme le grèbe huppé ou encore la rousserole, des brochets, mais aussi des espèces végétales rares et menacées.

Le projet : étendre les roselières et les protéger des vagues

Le chantier consistera à créer des ouvrages de protection, formant de petits ilôts, pour limiter les forces érosives et ainsi permettre un recolonisation naturelle des roseaux. En parallèle, une réintroduction artificielle d’espèces protégées en voie de disparition est envisagée. Le travail avec des pépinières locales a d’ores et déjà été engagé : du roseau « commun » est en cours de reproduction. La littorelle à une fleur, une espère très rare et menacée, sera réintroduite grâce au

Conservatoire et Jardin Botanique de Genève qui en détient la souche locale. Le projet a fait l’objet d’un arrêté préfectoral en mars 2012, autorisant le lancement des travaux. Ceux-ci ne devraient toutefois par intervenir avant le printemps 2015, période des basses eaux du lac, pour la création des ouvrages lacustres. L’implantation des espèces végétales pourrait avoir lieu en juin 2015, soit après deux années de reproduction sous serre.

Les travaux seront engagés principalement sur le Domaine Public Fluvial (propriété de l’Etat) ou des terres appartenant au Conservatoire du Littoral, le secteur ayant été inclus en 2013 dans le site NATURA 2000 – lac Léman. S’il existe une servitude en bordure du lac permettant aux promeneurs d’accéder au site, la commune de Chens-sur-Léman a engagé une réflexion sur la création d’un observatoire pour en faciliter la découverte.

Article édité par la CCBC

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Une action du Contrat de territoire 2014-2019

Le Contrat de Territoire du SYMASOL a été officiellement signé début juillet. Il s’agit d’un outil issu du Schéma Départemental des Espaces Naturels Sensibles (SDNES) proposé par le Conseil Général de Haute-Savoie. Inscrit dans la continuité du Contrat de rivières arrivé à échéance en 2012, il vise à mettre en œuvre une série d’actions en faveur des espaces naturels aquatiques et terrestres du Sud-Ouest Lémanique, sur la période 2014-2019.

contrat territoireIl inclut ainsi le projet de revitalisation des roselières lacustres de Chens. D’un montant d’un million d’euros environ, les travaux seront financés, outre la participation pour moitié du Canton de Genève, à 50 % par l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse.

Les travaux devront permettre de créer des conditions propices à l’extension des roselières et au développement de grèves littoraleLe projet est porté par le SYMASOL (Syndicat Mixte des Affluents du Sud-Ouest Lémanique), auquel adhèrent les communautés de communes du Bas-Chablais et des Collines du Léman. Plus d’informations : www.symasol.fr