Entouré par la commune suisse d’Hermance et la commune de Messery, Chens-sur-Léman s’étend sur plus de 1087 hectares avec un littoral d’environ 5 km. Avec un peu plus de 2000 habitants, Chens-sur-Léman reste, malgré son rapide développement, un village de campagne avec de grands espaces boisés et un espace agricole étendu.

Son patrimoine naturel lui vaut aujourd’hui deux sites classés « Natura 2000 ». Par sa situation sur les bords du lac Léman et son environnement préservé, la commune présente d’indéniables atouts touristiques. Depuis 2005, la commune est d’ailleurs desservie par la Compagnie générale de navigation sur le lac Léman (CGN) à l’embarcadère du port de Tougues, ce qui met le village à moins de 30 minutes d’Yvoire, à moins d’une heure d’Évian, ou même de Nyon sur la rive helvétique suisse opposée.

Son économie est principalement tournée vers l‘agriculture : la commune compte plusieurs exploitations dont l’activité occupe 35 % du territoire communal. La pêche professionnelle est aussi un secteur d’activité important. Du fait de son attractivité touristique, la commune accueille plusieurs restaurants, mais aussi des commerces de proximité, qui se concentrent essentiellement au chef-lieu. À cela s’ajoutent quelques entreprises actives dans le BTP, les espaces verts, la menuiserie, la peinture, l’embouteillage de vins, etc…

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Commune très anciennement peuplée, on a relevé sur son rivage cinq cités lacustres et à l’intérieur des terres, plusieurs sites néolithiques, gallo-romains et burgondes. Au moyen-âge, la paroisse et la commune portait le nom de « Cusy » (ou cursier), jusque vers 1860. Elle relevait du comte de Genève et occupait une situation stratégique importante entre les maisons de Savoie et du Faucigny.

Trois fiefs se partageaient le territoire de Cusy : Grésier, qui relevait du Faucigny et dont le château, aujourd’hui disparu, défendait la rive droite de l’Hermance et l’accès au lac ; Servette qui appartenait au comte de Savoie ; et enfin, le plus important, Beauregard, qui relevait du comte de Genève. Le cœur de la commune était alors au lieu dit actuel Cusy, où subsiste un oratoire de l’église paroissiale brûlée sous la révolution. Puis la commune se dénommera Cusy-Chens, puis Chens-Cusy en 1866 et Chens vers 1872. En 1953, un décret ministériel autorise la dénomination de Chens-sur-Léman.

Outre le Château de Beauregard, qui renferme un remarquable parc à l’anglaise de 25 hectares au bord du Léman, le patrimoine historique de la commune se compose de l’Eglise Saint Anne mais aussi du Port de Tougues, inscrit aux Monuments Historiques depuis 1997.